Articles
- Détails
- By Administrator
- Affichages : 4651
Rolihlahla (faiseur de troubles en langue xhosa) Mandela, né le 18 juillet 1918 dans une hutte à Mvezo, village de la région du Transkei dans le sud-ouest de Johannesburg nous a quittés et nous nous sentons tous un peu orphelins. Mais Nelson Mandela n'appartient à personne et un peu à tout le monde. Les « Grands de la Planète » se pressaient dans un stade pour lui rendre un hommage unanime. Étaient- ils aussi nombreux lorsque Monsieur Mandela était derrière les barreaux et qu'un régime politique inique et abject lui refusait notamment d'assister aux funérailles de sa propre mère et de son propre fils. L'heure évidemment n'est pas aux polémiques, mais l'oubli serait impardonnable. « Pardonner, mais ne pas oublier ». Cet homme qui a dit lui-même qu'il avait commis des erreurs, qu'il n'était pas un prophète mais un serviteur du peuple s'est battu pour la réconciliation, la réconciliation entre les oppresseurs et les opprimés. Mais c'est un homme qui, à une période de sa vie, a fondé l' Umkhonto we Sizwe (« la lance de la Nation », le MK) la branche militaire de la lutte, prônant l'action armée et des actes de sabotage suite au massacre de Sharpeville le 21 mars 1960. C'était un révolutionnaire, proche du Parti Communiste Sud Africain fondé en 1921. Profitons-en pour rendre hommage au camarade Chris Hani, secrétaire général du PC sud-africain, assassiné par des militants d'extrême droite le 10 avril 1993, qui jouissait d'une grande popularité au sein de la jeunesse défavorisée des ghettos noirs. Mandela avait aussitôt dénoncé « un acte abject qui menace de conduire la nation tout entière au chaos » avant d'appeler au calme. Et n'oublions pas les exemples d'Olivier Tambo et de Steve Biko, et, bien au-delà, rendons hommage au peuple sud-africain, à toutes celles et ceux qui ont perdu la vie, aux enfants noirs de Soweto, à l'association féminine non violente « The Black Sash » (l'écharpe noire), fondée en 1955 pour protester contre les lois injustes et dont les membres étaient issues de la bourgeoisie blanche. N'oublions pas tant d'autres anonymes dont l'action et le courage étaient aussi importants que ceux de Nelson Mandela. En célébrant ce grand homme, ce sont l'humanité et la lutte incessante contre les injustices et les inégalités sociales à qui nous rendons hommage. « Toute ma vie je me suis consacré à la lutte pour le peuple africain. J'ai combattu contre la domination blanche et j'ai combattu contre la domination noire. J'ai choisi l'idéal d'une société libre et démocratique dans laquelle toutes les personnes vivraient ensemble en harmonie et avec les mêmes opportunités. C'est un idéal pour lequel j'espère vivre et agir. Mais, si besoin est, c'est un idéal pour lequel je suis prêt à mourir ».
Nous communistes avons soutenu Nelson Mandela dès la première heure, et nous nous sommes retrouvés souvent bien seuls. Mais, une fois de plus, nous avons démontré que nous étions dans le vrai, en combattant sans relâche toutes les formes d'exploitation, d'exclusion, de ségrégation et de discrimination.
Terminons sur ses paroles de Madiba prononcées le 1° novembre 2006 à Johannesburg, lorsqu'il reçut le titre d'ambassadeur de la conscience pour Amnesty International :
« (...) tant que l'injustice et l'inégalité perdureront, aucun d'entre nous ne pourra prendre de repos. Nous devons devenir plus forts encore. »
« Comme l'esclavage ou l'apartheid, la pauvreté n'est pas naturelle. Ce sont les hommes qui créent la pauvreté et la tolèrent, et ce sont des hommes qui la vaincront. »
« Vaincre la pauvreté n'est pas un geste de charité. C'est un acte de justice. Toute personne, partout dans le monde, a le droit de vivre dans la dignité, libre de toute crainte et de toute oppression, libérée de la faim et de la soif, et libre de s'exprimer et de s'associer comme elle l'entend. »
Aubagne a célébré ce mardi dans le bastion républicain qu'est le Cercle de l'Harmonie le grand monsieur que fût Nelson Mandela. Nous y étions.
André DANCHESI, secrétaire de la section d'Aubagne
- Détails
- By Administrator
- Affichages : 4858
Des images de sa libération à ces Sud-Africains qui ont vu concrètement leur vie changer, un parcours de vie et un combat hors normes... Le héros d'une Afrique du Sud en mutation
Disparition. Héros de la lutte contre l’apartheid et des combats contre toutes les injustices, Nelson Mandela s’est éteint à l’âge de 95 ans. Partout dans le monde, l’émotion est considérable. Nelson Mandela, la mort d'un géant
Les Elus Front de Gauche, Communistes et Républicains de Marseille sont sous le choc et remplis de tristesse. Nelson Mandela s’en est allé. Communiqué de Frédéric Dutoit
Le journal de Jean Jaurès a initié puis pris toute sa part à la mobilisation politique pour la libération de Nelson Mandela et à l’abrogation de l’apartheid en Afrique du Sud. Lire la suite sur le site du journal l'Humanité.
Voilà ce que Mandela, lors de son premier voyage en France peu de temps après sa libération, disait à José Fort, journaliste à l'Humanité: «Je sais ce que l’Humanité a fait pour ma libération et pour faire connaître la lutte contre l’apartheid. Vous étiez le premier média en France à nous témoigner votre solidarité, vous êtes donc les premiers à qui je m’adresse en arrivant à Paris.» Sa main large et forte sur mon épaule rappelait une jeunesse tumultueuse sur les rings de boxe pour amateurs. Et lorsque nous lui demandions, comment devions-nous l’appeler, il répondit tout de go: «Et si vous m’appeliez camarade?»
Un hommage à Nelson Mandela sera rendu demain à Aubagne,
Le mardi 10 décembre
à 18 h 15 devant le Cercle de l'Harmonie, cours Beaumond
à l'appel de plusieurs organisations dont le PCF.
Vous êtes cordialement invité(e)s à nous rejoindre à ce rassemblement.
- Détails
- By Administrator
- Affichages : 4537
Grand Corps Malade et Richard Bohringer: Course contre la honte...
- Détails
- By Administrator
- Affichages : 4973

- Détails
- By Administrator
- Affichages : 4537
Suite à divers problèmes techniques, nous venons de mettre à jour notre site internet.
Nous espérons ainsi améliorer votre qualité de navigation.
Néanmoins, certaines fonctionnalités (Agenda, Commentaires, etc.) n'ont pas encore été traitées.
Elles le seront prochainement.
Aussi, n'hésitez pas à nous faire part de vos remarques et suggestions.
Fraternellement
Les Webmasters
- Détails
- By Administrator
- Affichages : 4407
Comme partout dans le pays, les communistes aubagnais vont avoir à se prononcer sur leur choix en vue des élections municipales de mars 2014 dans leur commune. Ce sera ce
samedi 26 octobre 2013, à partir de 8 h 30
au Lavoir du Pin Vert Aubagne
- Approuves-tu notre participation à la liste de large rassemblement républicain ?
- Approuves-tu la candidature de Daniel FONTAINE comme tête de liste ?
Cette assemblée est également ouverte à tous les membres du comité exécutif de notre section.A l'issue de notre assemblée générale aura lieu un apéritif convivial.
Note 1: pour voter, il faut habiter Aubagne et être à jour de ses cotisations. En cas d'absence à cette assemblée, le vote par correspondance est également autorisé. S'adresser à la commission électorale en place si vous n'êtes pas en mesure de vous déplacer en adressant un courriel à
- Détails
- By Administrator
- Affichages : 4607
Par Jean-Paul Piérot dans l’éditorial de l’Humanité du 16 octobre 2013.
Début de citation
La date du 15 octobre 2013 est à marquer d’une pierre noire dans l’histoire sociale de la France. C’est ce jour-là qu’une majorité parlementaire se réclamant de la gauche aura entériné une loi de régression de civilisation, une de celles qui figuraient jusqu’alors dans le domaine réservé de la droite. S’inscrivant dans une désespérante continuité avec toutes les mesures prises contre les retraites depuis vingt ans, avec Edouard Balladur, puis François Fillon et Nicolas Sarkozy, François Hollande vient d’accoler son nom à une « contre-réforme » de plus, à l’allongement des années de cotisation à 43 ans, à un report de l’accès au droit effectif à la retraite autour de 66 ans d’ici à 2035, à une baisse des pensions pour tous ceux qui ne pourront remplir, conséquence de l’augmentation des annuités, les conditions d’une pension à taux plein.
Reconnaissons à ce gouvernement au moins un mérite : il ne pilote pas à courte vue. Il condamne dès maintenant les jeunes d’aujourd’hui, les jeunes femmes et les jeunes hommes qui viennent d’entrer dans le monde du travail, à l'avenir sombre d’une retraite retardée, dégradée et appauvrie. Mais dès 2014 ce sont leurs parents, les retraités d’aujourd’hui, qui seront ponctionnés par la fiscalisation et le report de la revalorisation des pensions au 1° octobre. Quelques rares mesures présentées comme positives en matière de pénibilité, de temps partiel, de prise en compte du temps d’études sont loin, très loin de suffire pour qualifier cette réforme d’un quelconque « progrès social » dont les parlementaires « peuvent être fiers », comme l’a affirmé la ministre Marisol Touraine hier à l’assemblée nationale.
On mesure l’ampleur du recul auquel le gouvernement Ayrault s’accommode quand on entend la ministre des affaires sociales présenter comme une conquête sociale la possibilité octroyée aux travailleurs les plus usés par un travail harassant de partir en retraite à 60 ans après 25 ans de travaux pénibles. A-t-on déjà oublié que la retraite à 60 ans, pour tous, a été instaurée par la gauche portée au gouvernement dans la foulée de la victoire de 1981 ? ( …./… )
Il n’est pas besoin de chercher les causes de la crise de confiance qui traverse l’opinion publique ailleurs que dans cette distance abyssale entre les promesses du « changement, c’est maintenant » d’avant le 6 mai 2012 et une politique qui tend à accréditer l’idée que le changement serait impossible. La popularité du président de la République est à marée basse. La droite en éprouve des difficultés à marquer sa différence, et en réclame encore davantage. L’extrême-droite, qui s’est toujours nourrie du désespoir social, y trouve quelques artifices pour tromper et manipuler. Cela donne Brignoles. Pourtant c’est de la gauche et de nulle part ailleurs que le cap du changement peut être retrouvé. Le Front de Gauche s’est battu sans relâche contre cette loi de régression, dix-sept députés socialistes ont refusé de cautionner et ont choisi de s’abstenir, comme les élus EELV et le PRG. Une partie des députés, à la gauche de l’hémicycle, a donc entendu les manifestants qui ont fait entendre la voix du mouvement social autour du Palais Bourbon. L’heure n’est pas venue de battre en retraite.
Fin de citation.
Commentaire
A Marseille hier, des milliers de citoyens dont plus de 200 Aubagnais ont fait savoir leur refus de cette « contre réforme » en manifestant dans les rues, du Vieux Port à la préfecture des BdR. Le libéralisme, qu’il soit porté par les sociaux-libéraux, la droite ou l’extrême-droite (qui elle aussi veut réduire les dépenses publiques) ne propose aucune solution pour les populations.
Défendre l’emploi et augmenter les salaires, c’est la solution pour combler les déficits des caisses de retraite ou de la Sécu. Pour inverser la courbe du chômage, il faut d’abord que le gouvernement intervienne et empêche la disparition d’usines et d’entreprises comme Fralib, qu’il leur donne le coup de pouce nécessaire comme promis avant mai 2012 par le candidat Hollande. Qu’il arrête la politique d’austérité. Ce qui a été possible pour aider les banques et les entreprises du CAC 40 reste possible pour redonner du pouvoir d’achat aux salariés et régler réellement la question des retraites.
- Détails
- By Administrator
- Affichages : 4527
Le lundi 30 septembre 2013 lors de la réunion du dernier conseil municipal d’Aubagne, consacré notamment à l’examen du rapport de la Chambre régionale des comptes, une délibération (n° 12) a été votée par les conseillers municipaux (sauf le groupe U.D.I. de Sylvia BARTHELEMY qui a voté contre). Elle prévoit d’appeler du nom d’Ambroise CROIZAT le futur « espace des solidarités », situé dans les locaux et annexes de l’ancienne caserne des pompiers.
Dans cet espace seront logées diverses associations caritatives dont le Secours Populaire Français.
Ambroise CROIZAT, (1901/ 1951), résistant, communiste français, fût (avec ses collaborateurs) le fondateur de la Sécurité sociale et du système des retraites en France. Il avait été également auparavant secrétaire général de la Fédération CGT des travailleurs de la métallurgie.
Il fût d’abord ministre du travail du gouvernement mis en place à la Libération par de Gaulle et la Résistance du 21 novembre 1945 au 26 janvier 1946.
Il devint ensuite ministre du Travail et de la Sécurité sociale du 26 janvier au 16 décembre 1946 (gouvernements GOUIN et BIDAULT) puis du 22 janvier au 4 mai 1947 (fin de la participation communiste au gouvernement).
C’est à ce poste qu’il met en place le système de protection sociale : assurance maladie, système de retraites, allocations familiales et contribue à l’amélioration du droit du travail français avec les comités d’entreprise, la médecine du travail, la réglementation des heures supplémentaires et le statut des mineurs. C’était l’application du programme du Conseil National de la Résistance..
(Pour faire court : avant que la Sécu soit mise en place, il y avait des assurances privées et seuls les gens aisés se soignaient ; quand vous étiez vieux, il valait mieux avoir des enfants qui puissent vous entretenir si vous n’aviez plus la force de travailler !)
Nous nous réjouissons de cet acte de reconnaissance de notre municipalité à ce personnage historique injustement méconnu (son nom ne vient d’être inclus que très récemment dans les dictionnaires français). Ceci avait été demandé à plusieurs reprises par diverses associations dont « Les amis de l’Humanité » et diverses personnalités communistes ou progressistes d’Aubagne.
Page 5 sur 60
